Prendre une année sabbatique...
Une année dans 11 m2, en famille et quelques
bagages... avec, ancrée en soi, une irrésistible envie
de parcourir l’Europe à la recherche de ses cultures,
de ses paysages et de ses habitants. Plongeon...
Prendre une année sabbatique... Quel voyageur
devant l’éternel oserait affirmer la main sur le cœur
qu’une telle idée ne lui a jamais effleuré l’esprit
?
Aussi, avant de concrétiser ce nouveau projet de vie à
trois, nous avions évidemment concocté plusieurs “plans”
autour du monde, des projets d’installation dans des pays
qui, à l’occasion d’un séjour éclair,
nous ont profondément marqués. Toutes ces évocations
de destinations lointaines nous auront au moins permis de rêver
éveillés. Sans compter les entreprises (complètement
?) folles mais tellement envoûtantes que nous avons bâti
avec l’aide et l’assentiment de nos amis.
Nous voilà désormais au terme d’une
longue et progressive marche vers l’accomplissement d’un
rêve qui nous tient à cœur depuis des années.
Ce prochain voyage ne ressemble ni à des vacances au soleil
ni au souhait de passer du bon temps pour faire un « break
» ou à la volonté de s’oxygéner
avant de replonger le nez dans le guidon. On n’abandonne pas
(même momentanément), sans raison, un métier
que l’on exerce avec conviction et passion.
Pour ma part, le journalisme satisfait toutes mes attentes professionnelles.
Alors pourquoi, cette prise de risque professionnelle quand on sait,
qu’en France, le congé sabbatique est tout sauf considéré
comme une expérience utile et formatrice ? Pourquoi abandonner
le confort et la tranquillité de l’esprit pour une
vie de bohème faites d’imprévus et parfois d’impondérables
? Probablement en raison d’une corrélation évidente
entre la volonté de découvrir le monde et cette formidable
curiosité qui nous habite et qui nous incite à aller
voir ailleurs ce qui s’y passe.
A l’ère de la communication via Internet, rien ne vaut
une franche discussion à battons rompus avec une personne
inconnue qui vous accoste ou que vous pressentez porteur d’un
message.
Quel site virtuel sur la grande toile peut détrôner
un sourire échangé ou un moment partagé avec
une personne ?
Si «partir c’est grandir», partir c’est
également découvrir et s’ouvrir au monde.
Voilà, nous aimons notre pays, notre région,
nos proches et notre quotidien, mais quand la petite voix nous murmure
à l’oreille « allez, c’est le moment, il
faut y aller », rien, absolument rien, ne peut lui résister...
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